2VENIR
Blandine GUERARD

Accompagnement et Formation

Adultes - Adolescents - Couples

 

"Pour  l ' Accompagnement  du  Coeur ,  du  Corps  et  de  l ' Esprit " .

 

Cesser de prendre la Partie pour le Tout

En nous sont inscris des vécus, des mémoires qui ont laissé trace, impact.

Les revisiter à travers les textes CPA c’est parfois leur redonner l’occasion de prendre en nous leur juste place, être replacés dans leur contexte d’origine ou exprimer plutôt que vérité générale, élargie, la vérité d’un seul instant.

L’importance de l’impact en nous et l’intensité émotionnelle nous font parfois identifier le climat de périodes de vie comme l’enfance par exemple ou des thématiques, relation à un parent, à ces vécus spécifiques, parcellaires.

C’est alors prendre la partie pour le tout et réduire, schématiser, le plus souvent à du douloureux ce qui est aussi porteur de Ressources puissantes et dont ainsi nous nous coupons. Reconnaitre l’existence de ces vécus pour ce qu’ils sont et libérer les émotions associées, c’est reconnaître la réalité d’un vécu, désormais distinct de la vérité du Vécu, libre d’avoir été et libre aussi de projections, d’identifications et de regards figés.

Blandine extrait de Newsletter CPA Octobre 2016.

 

 

CPA, Processus et Doute

Votre facteur ouvre-t-il votre courrier avant de décider s’il vous le confie ou pas, selon que le contenu lui parle ou non ? ;)
Parfois au cours d’un texte, le doute nous saisit. Qui parle, ces mots sont-ils porteurs de sens ? Et si c’était moi en fait qui prenais la parole?

La relecture du même texte quelques jours plus tard, une fois que nous sommes sortis du processus d’Accompagnement, met souvent en évidence que le texte nous est bien extérieur ... il s’agit bien de celui de la personne venue consulter. Pourquoi ? Voici une hypothèse : Notre « système central » serait une interface qui relie nos différents mondes, le Dedans, le Dehors, le Conceptuel, le Sensoriel, etc... Il est aussi le champion de l’identification. Aussi tout ce qui passe par lui, à travers lui devrais-je dire est souvent dans un premier temps identifié comme relié à lui, d’où j’imagine ce sentiment fréquent au cours d’une séance que c’est peut-être bien de nous dont soudainement le texte parle quand les mots sortent par notre bouche et à travers notre main.

Blandine extrait de Newsletter CPA Octobre 2016.

 

 

Concernant le « Qui parle » ? Derrière les mots ... quelle réalité ?
Au cours d’une séance, il arrive qu’à travers un texte, un parent vienne directement se faire connaitre et s’exprimer.

Prenons à titre d’exemple la mère du facilité. Il est intéressant d’interroger sur « Qui parle ? »

car derrière sa mère, cette réalité recouvre bien des possibles, notamment :

Il peut être question d’un contenu en lien avec la mère biologique, qu’elle soit ou non encore en vie ;

Il peut tout autant s’agir de ce concept très présent en Analyse transactionnelle de la mère intérieure du facilité,

c’est-à-dire cette mère que dans sa construction l’individu à intégrer en lui, qui peut être encore très identifiée à cette mère biologique

ou au contraire ne plus avoir grand lien avec elle.

L’intérêt de considérer cette mère comme l’expression d’un possible personnage intérieur vivant,

c’est-à-dire en constante transformation permet au facilité avec l'émergence du texte une réappropriation de son pouvoir

et une façon de se mettre davantage debout, inscris dans sa Responsabilité.

Blandine extrait de Newsletter CPA Octobre 2016.

 

 

 

EDITORIAL :  La CPA, une thérapie de l’Être ... et un art de Vivre transpersonnel.

 

 

En cette période de « Passage » entre Pâques et le Wesak, moment de l’Eveil du Bouddha, pour notre nouveau rdv, nous vous espérons dans une belle, douce et joyeuse énergie et pourquoi pas dans une Renaissance. 

 

Avec chacun et chacune d’entre vous le réseau CPA accompagne chaque jour de façon professionnelle d’autres hommes et femmes sur leur chemin de vie. Quel bonheur que de l’observer !

 

Pour que nos pratiques restent au service de l’Etre, nous veillons chacun à ce qu’elles s’inscrivent dans une dynamique professionnelle évolutive et pour cela dans une remise en question approfondie régulière. Les textes sont aussi reflet de qui nous sommes dans l’accompagnement.

Que ce qui les bride, les colore, les encombre, limites, excès, zones aveugles, résonances personnelles, projections ou désirs de résolution pour l’Autre soit regardé, repéré et réaligné. Les modules complémentaires CPA accompagnent les facilitants à ces endroits de leurs textes à questionner pour une justesse du filtre et de leur positionnement. 

 

C’est aussi ce qui différencie la CPA d’autres approches qui pourraient lui ressembler, professionnalisme, exigence au niveau de l’éthique, fondements théoriques, au sein du réseau espaces de supervision et de formation continue.

 

Cet éditorial est un partage et une réflexion sur le processus en CPA, facilitation, accompagnement et perspectives transpesonnelles.

 

Un couple d’amis a perdu tout récemment leur fille de 23 ans.

Laurence était une jeune femme pleine de vie et très aimée. Elle avait un lien fort avec les chiens. Elle se promenait au bord d’un lac avec des amis et leurs chiens quand celui de son meilleur ami est tombé à l’eau. Son maître a tenté de le rattraper, en vain le courant était trop fort. Elle, habitée pourtant par la peur de l’eau a plongé sans hésiter pour lui porter secours. Son corps a été retrouvé 24 heures plus tard.

 

Vous parler de Laurence c’est d’une part lui rendre hommage à elle et à ses parents et c’est aussi illustrer cette spécificité du regard transpersonnel auquel la  CPA ouvre.

 

Pour ces thérapeutes que nous sommes, confrontés dans nos vies comme dans nos accompagnements à ces vécus-là, la CPA initie en séance une bascule de regard qui devient peu à peu bascule de posture face à la Vie.

 

Je constate souvent les personnes venues me consulter pour une première fois poser sur leur vie un regard souffrant, pesant, un regard qui cherche appui sur l’extérieur.

 

Le processus thérapeutique que nous accompagnons en CPA à partir des lunettes du Douloureux permet de passer peu à peu de la souffrance de vivre à la joie d’Être.

 

La thérapie répond parfois à ce Douloureux par un mode consolatoire, une  reconnaissance de la souffrance comme La réalité et en reste là. A cette étape essentielle, l'approche transpersonnelle associe la reliance à plus grand, pour que la souffrance ainsi  trouve sens, soit traversée et dépassée. Etre entendu dans notre plainte et trouver notre direction de vie à partir de notre Axe intérieur font toute la différence entre se soigner et se guérir.

 

Le regard souffrant parle d’une autre histoire que La Réalité du moment. Le « Douloureux » est d’abord le mélange d’un ressenti cristallisé avec un évènement récupéré par « notre scénario ».  Nous nous positionnons à la fois en objet subissant et au centre d’un film, hors temps et donc non réel. Un instant s’est suspendu et le sujet figé, mobilisé dans un dossier qui reste ouvert et, bénéfice secondaire, lui permet à volonté d’éviter la confrontation d’avec La Réalité du présent. Ces «gestalt inachevées» dont parlent la Gestalt thérapie aspirent à résolution. Pour cela ces boucles scénaristiques tirent le sujet par la manche, débordent, s’expriment et agissent à son insu, en modes, zones aveugles, souvent répétitifs.

 

Exemple, après une longue attente à la poste, au tour de M. X, devant lui le guichet ferme. Il peut se dire : «C’est toujours pareil, quand c’est moi…«. S’exprime alors Sa réalité douloureuse, un «émotionnel chaotique» à valeur d'éternité vue à travers les lunettes de son scénario. Il peut aussi distinguer ce qui lui appartient et qu'il colle sur ce qui est neutre et qui vient à lui. Alors il veille à ce que Sa Réalité soit Une avec La Réalité.

Les faits : le guichet ferme, Son ressenti : il est en colère, La Réalité : c’est l’heure de la rotation du personnel.  

 

Le Douloureux témoigne de notre construction, émotionnelle, notamment, la façon dont nous avons été sécurisée dans nos peurs, soutenue dans nos protestations et accueillie dans nos chagrins ou pas.

 

Quand l’Enfant arrive sur la terre, il est La Conscience qui s’incarne. Peu à peu, il va l’oublier. Regardé, reflété comme continuité psychique symbiotique, il  grandit à partir de processus de construction dont «projection, identification, emboitement». Ils entravent, confusionnent et maintiennent dans la fusion. L’attendu de l’Autre est intégré, priorisé plutôt que le sentiment de liberté intérieure à sentir, penser, agir à partir de soi. Ce Manteau de souffrance par identification est le fondement de ce que nous nommons notre identité.

 

 

 

Mis à distance de nous, notre sentiment d'existence se cherche dans le monde du dehors et en plaçant au centre de ce qui arrive, le croyant être le seul existant, notre petit moi.

 

La CPA, processus d'élargissement de conscience. Elle permet d’abord de resituer le vécu pris de plein fouet dans sa logique horizontale. L’horizontalité est par essence duelle, incomplète, règne du petit moi identifié et de l'espace conscient. Nous la confondons souvent avec La Réalité. La séance est l’occasion pour ces vécus figés, en arrêt sur images ou sur symptômes ensemble de les emmener plus loin.

 

La CPA désintrique, décontamine dirait l’Analyse Transactionnelle. Elle remet les morceaux du puzzle dans leur contexte et à leur juste place. Exemple, une femme venue consulter sait qu’à sa naissance elle a été malade et gardée hospitalisée quand sa mère est sortie. Elle se questionne sur son mal-être et la thématique du sentiment d’abandon. Dans le texte émerge le malaise du nourrisson dans l’envahissement de la mère avec un mécanisme protecteur pour lui de mise à distance.

 

 L’apport au puzzle d’un morceau manquant est un élément qui participe au changement de regard. L’information n’est pas une fin en soi. Elle est chemin d’accès, vecteur et support du processus CPA qui joue le rôle d’Ascenseur. Il rétablit l’accès à différents étages et plans qu’ensemble Facilité et Facilitant investiguent, ciblent, affinent, approfondissent. L'information est accessible. Les résistances surtout, de l'un ou de l'autre en coupent. A nous facilitants d'y rester vigilant.

 

Dans l’ensemble des textes facilités que j’ai pu parcourir, j’observe ces trois éléments récurrents :

Faits, Ressenti et en 3ème lieu, l’espace Ressource, La Réalité ou le «Qu’en faire maintenant ? «.

Désintriquer les premiers, approfondir ce qui a besoin de l’être puis les emmener plus loin est caractéristique des approches transpersonnelles.

 

Observer en tant que Facilitant les espaces dans lesquels nous naviguons spontanément et avec le plus d’aisance permet de conscientiser notre mode de la facilitation par défaut et de l’orienter davantage au service du Faciliité. Il témoigne de notre ancrage, de notre rapport à l’incarnation, à la confrontation, à nos émotions… et de notre alignement. Il parle aussi de nos spécificités, ce que nous avons développé face aux situations de vie rencontrées.

 

Exemple, pour certains « l’entrée en contact» se fait vibratoirement à partir d’un ressenti très fin et précis parfois très explicite dans le texte et qui peut se matérialiser dans la vie par un émotionnel à fleur de peau  parfois envahissant. Pour d’autres c’est le factuel surtout qui est développé, parfois avec une mise à distance du mode émotionnel justement. L’espace Ressource est plus ou moins facile d’accès selon chacun, selon l’intégration des perspectives transpersonnelles, selon les thématiques, les textes et ce que nous rencontrons alors dans nos vies.

Voilà des pistes de réflexion. Et pour vous, que se passe-t-il dans vos facilitations ? Merci de vos partages.

 

La Lumière, nous ne la voyons pas, elle est ce qui nous permet de voir. De notre obscurité intérieure, nous la cherchons. Souvent, nous courons après le soleil quand nous pourrions … nous laisser ensoleiller.

 

Distinguer faits et ressentis, c’est sortir de l'emprise du Douloureux scénaristique, sortir des jeux psychologiques et quitter la « conscience psychologique », c’est-à-dire identifiée, restreinte donc pour une « conscience vibratoire». C’est changer de réalité. Le regard se désencombre. Nous le voyons dans l’exemple du bébé resté hospitalisé. A l’endroit questionné en CPA, le manteau de souffrance tombe. Jugements, attentes, affects, mélanges se dissolvent.

 

J’ai pu observer des textes facilités où le Douloureux restait persistant et la facilitation coincée dans des schémas d’horizontalité, par résonance avec le Facilitant sans doute. « L’ascenseur  n’avait pas été pris », et les Ressources étaient restées elles aussi dans ce champs horizontal. Le risque alors est de cristalliser ou d’accentuer l’impact d’un vécu plutôt que de le libérer. Prudence donc.

 

La CPA avec la vigilance du facilitant permet de poser «le Regard de la Lumière», ce «miroir libre» dont parle Grégoire de Nysse. Il devient le regard de l’Observateur, neutre, transpersonnel inconditionnel et intégratif. Il voit « Ce qui est ».

 

L’émergence du texte pose l’Axe. A l’image d’une clé dans une serrure, il traverse notre horizontalité et la verticalise. Elle s’incline. Une Réalité nouvelle, vaste s’impose. Elle nous dépasse, nous échappe Facilitant-Facilité, nous traverse et nous transcende. L’Être est replacé au Centre. Le petit moi ou moi conscient n’est plus Tout autour duquel se joue le film. Ma réalité n’est plus une fatalité. Un Différent, autre du petit moi, ce qu’il est, ce qu’il veut s’impose. L’Altérité s’ouvre. Alors la désidentification se fait. Facilité et réalité scénarique se décollent. C’est le soulagement.

 

Le programme par défaut de notre système central est la survie, logique de défense de l’espèce qui focalise notre regard malgré nous sur la menace, l’insécurité, la logique «attraction-répulsion » du cerveau reptilien. A travers  le texte, l’Axe offre une bascule de programme. Le pilotage automatique d’un mode par défaut «sans capitaine à bord» du cerveau reptilien laisse place à la Présence, «Être là avec » et cette logique de la Relation, au monde, aux autres, à soi, relation à la vie et à ce qu’elle nous propose pour témoigner de nous. L’appel à prise en charge devient logique de Responsabilité et de Réciprocité. Nous renaissons à nous-mêmes debout dans l’Adulte. Le focus est posé sur l’Interaction, « ce Lien dans le Mouvement», l’Instant présent et plutôt que la répétition du copier-coller, éternel retour du même, la Création.

 

Souvent «objet des circonstances« en début de séance pour les thématiques abordées, le Facilité retrouve sa place de Sujet dans sa Souveraineté. Le dialogue intérieur se rétablit, l’énergie figée à nouveau circule. Les éléments éparses reconnus sont intégrés à l’espace conscient qui réactualise ce qu’il croyait être avec Ce qui est. La Réalité redevient Une. Les électrons libres qui parasitaient deviennent Ressources. Le Facilité se rassemble. Mise en Cohérence et Unification sont à l’œuvre.

 

L’ascenseur CPA, c’est la Présence restaurée au cœur de soi.

Exemple, un homme de 35 ans consulte depuis une année : Marc. Il est né d’une relation extra-con--jugale suivie entre sa mère et un notable, père par ailleurs dans les liens du mariage. Il a repris contact avec lui voilà 2 ans et ils se sont revus. Marc est ambivalent, ses attentes de fils sont très fortes, encombrées aussi de ce passé de manque et de rancœurs, pas toujours siennes. L’embarras du père pour qui il représente Le secret de famille est là. Marc est coincé dans son scénario « Pourquoi moi je n’ai pas droit à un père ? ». Pourquoi inflammatoire et sans issue. L’adulte est contaminé par cet enfant en lui, tyrannique, qui attend comme un dû ce qu’il n’a pas reçu. Aborder la vie ainsi cause à Marc grandement préjudice. Cette boucle scénaristique se rejoue l’entraînant dans des aller-retours réactionnels épuisants entre «Rebelle» et «Sur-adapté». Sa vie est réponse à cet Extérieur qui lui arrive, l’interaction se fait dans la lutte par la porte d’entrée de son scénario. Marc est embarqué dans ses films. «Une vie qui n’a pas de sens, c’est une vie qui n’a pas de Centre » dit JY Leloup.

 

Au fil des séances, par le texte, l’Emotionnel à vif est déposé, reconnu. Il retrouve son Droit à la protestation que je soutiens. Exprimée, elle cesse d’être un parasitage permanent. Reconnu dans son droit lui à se différencier, Marc peut accueillir en lui cet autre qui n’est pas ce qu’il veut de la vie. Le texte est comme un doux bercement sur une plainte. Marc «sent en lui l’humilité ». Sa toute-puissance d’enfant, réaction au sentiment d’impuissance lâche, Marc trouve son Axe et entre en terre d’Alliance. Faits et émotionnel sont démélangés. L'Emotionnel devient canalisable. Père et fils, chacun reprend sa part. Marc se focalise sur ce qui le concerne. Faits : un homme pour x raisons n'assume pas sa paternité, son Ressenti: il est en manque de père, colère, rage et derrière tristesse. Ressource : L’Axe se pose, à travers les mots la Présence se fait sentir. L’espace personnel est illuminé de l’intérieur par l’espace intact. Marc se réaligne. Son cœur est touché. C’est cette Présence-là d’abord que cet homme appelle au dehors identifiée à un père. Voilà qui est transpersonnel. Le verticale, "La réalité de Ce qui est" transcende la réalité individuelle subjective. Les perspectives s'unissent, réunion des polarités en nous, reconnaissance de ce "Deux", ce Couple dont nous venons, invitation ainsi à le réconcilier en nous. indispensable.   


Du pourquoi ? au pour quoi ? La CPA approche transpersonnelle ouvre une direction.

Cette Présence qu’il ressent en lui, Marc réalise qu’il en va de sa Responsabilité de l’y cultiver-là.

Il n’est pas dépendant de l’extérieur comme l’enfant qu’il a pu être. Trouver en lui réponse, prendre décision, poser acte, Marc chemine vers ce «Moi Unique», expression singulière dans l’incarnation de Ce qui est. L’espace blessé, ici le manque de père devient le chêne qui dans le gland le pousse puissamment à devenir.

 

S’inscrire dans cette dynamique évolutive propre au vivant c’est reconnecter son élan de vie. Accompagner ce Mouvement chez ceux que nous facilitons suppose que nous Facilitants, y soyons d’abord nous-mêmes inscris.

 

Autour de Marc de plus en plus seul reste Ce qui est. Comment le nommer ? Unité, Entièreté … Conscience ?

Nous sommes Conscience, Shalom, la Paix, le fait d’être entier, entièrement là,  Communion intérieure retrouvée avec la Présence, cet Autre en moi.

  

« La démangeaison de nos ailes de papillon dans la chenille que nous sommes »  Jean-Yves Leloup.

 

Marc envisage aujourd’hui la relation à son Père autrement, ce que lui décide d’en faire : une merveille. A son manque d’amour du passé, aujourd’hui il répond par sa capacité à aimer. S’exercer à être ce fils aimant, ce fils adulte dans l’Amour. Il marche alors le chemin de deuil de sa misère personnelle. Poursuivre la construction en lui pour un Père protecteur et nourricier présent est posé parmi les objectifs de notre travail psychothérapeutique.

 

Revenons à Laurence qui nous a quittés dernièrement. Par amour, par-delà sa peur de l’eau, elle a sauté dans le lac pour sauver le chien de son meilleur ami. Lors de mes recueillements auprès de laurence, les jours précédents l’inhumation, je l’ai sentie partager avec moi une joie immense, celle du chemin parcouru, abouti… la vastitude infinie retrouvée. Message d’ouverture à plus grand, à se sentir libre, libre de marcher son unique chemin, complètement, dans  l’Amour et dans la Joie jusqu’au bout. Sa présence vibrante dans son corps inerte et là tout de suite dans ces lignes me touche profondément, ouvre beaucoup en moi ... et peut-être aussi en vous. Gratitude infinie.

 

La perspective transpersonnelle : se relier au plus grand, au mystère de la vie, faire Un avec ce qui est.

La mort n’est pas le contraire de la vie, elle est l’autre polarité de la naissance. La Vie est. La naissance et la mort ne nous appartiennent pas. La mort, elle, est un passage, de la Vie limitée que nous avons à cette Vie infinie que nous sommes. Retour à la grande Vie, la sortie vers le jour dont parle « Le livre des morts égyptien », naissance au ciel, dont E. Kübler-Ross nous invitait, nous les endeuillés à «faire un Soleil ».

 

Face à ce qui m’arrive, Je peux me laisser prendre dans le Douloureux, me couper de Ce qui est et en rester là, dans l’effondrement comme la fin de l’histoire.

 

Je peux aussi regarder en face la réalité de Ce qui est … traverser le pont, l’accueillir et faire Un avec. Faire Un avec cette Altérité infinie agissante qui me tend la main et qu’il est possible de nommer chemin d’Amour.

 

C’est ce méta-regard que nous invite à poser le texte de CPA, d’un présent unifié, reconnecté à l’Axe et transcendé. Voilà un art de vivre transpersonnel. Il conduit à la Célébration et à la Joie.

 

C’est ce chemin-là que les parents de Laurence ont décidé de marcher, au jour le jour.

 

« Que ce départ de Laurence me conduise à l’essentiel … la Joie » a dit son père.

 

Namaste

Je les salue - Je les en remercie.

 

De ce départ de Laurence, de ce qui nous arrive tous et chacun, vous et moi, sur notre chemin de vie, qu’allons-nous maintenant choisir d’en faire ?

 

Serons-nous ces miroirs libres, porteurs de l’Axe, pour un regard neutre de la Lumière qui se pose sur Ce qui est ?        

 

Blandine  

« La vie ne vaut que par le regard sous lequel on se place ». Jean-Yves Leloup.

 

 Extrait de Newsletter CPA Avril 2017.


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" Rien  ne  ressemble  davantage  à  la  Source  céleste  dont  nous  sommes  tous  issus  

que  les  beautés  qui  s'offrent  ici-bas aux  regards  des  gens  perspicaces . "  Michel-Ange